Mouvement Démocrate des Français de l'Etranger Rotating Header Image

Augmentation du coefficient K, une Katastrophe pour les familles

Comme nous l’a rappelé Mme Anne-Marie DESCÔTES, Directrice de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE), le réseau voit une augmentation régulière du nombre total d’élèves ainsi que des frais de scolarité dans les établissements, sans que cela se traduise par un réajustement de son budget, ceci en contradiction flagrante avec la volonté politique affichée par le gouvernement. Afin de parvenir à contenir l’augmentation des couts, l’AEFE a pris un certains nombre de décisions ayant un effet direct ou indirect sur les frais d’écolages supportés par les familles. Ont été notamment mis en place : un moratoire sur la mesure de la prise en charge (PEC), le plafonnement de son montant au niveau de 2007 ainsi que l’introduction d’un prélèvement sur les frais de scolarité pour les établissements scolaires.
Mais la mesure qui touche le plus directement les familles boursières est l’augmentation du coefficient K. Celui ci détermine la part du revenu disponible qu’une famille est supposée pouvoir consacrer aux dépenses de scolarité et régit ainsi directement le calcul des quotités des bourses scolaires. Son augmentation a un impact désastreux pour les familles de classe moyenne bénéficiant des bourses car cette mesure ne touche ni les familles à très faibles revenus qui sont soutenues à 100%, ni celles à gros revenus qui ne sont pas concernées car hors barème. Les familles de classe moyenne se retrouvent donc progressivement exclues du système éducatif français. De plus, l’utilisation d’un coefficient qui calcule de manière linéaire le montant des frais de scolarités ne permet pas d’apprécier correctement la situation des familles ayant plusieurs enfants scolarisés.
Il est donc important que l’agence reconnaisse que le mode du calcul des bourses reposant sur un coefficient constant, ne variant ni avec les revenus, ni avec le nombre d’enfants scolarisés pénalise fortement une partie des familles qui dépendent de ces bourses pour offrir une éducation française à leurs enfants. En ce sens, l’augmentation du coefficient K apparaît donc comme une solution particulièrement inadaptée à l’objectif définit par les statuts de l’agence et il devient critique qu’une réflexion s’engage sur une approche différente du calcul des bourses scolaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>